Budget, Assortiment et Réassort
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Eres aligne budget, assortiment et distribution dans AnaplanMettre en place une planification transverse qui renforce l’alignement entre les fonctions stratégiques et les opérations Accueil Blog Page…

Pendant des décennies, les chaînes d’approvisionnement Life Sciences ont été conçues pour la fiabilité et la conformité. La stabilité des marchés, la récurrence des prescriptions et des marges robustes permettaient de piloter sur des horizons longs. Ce modèle a montré sa solidité. Il montre aujourd’hui ses limites.
L’environnement de la planification Supply Chain Life Sciences a changé en profondeur : volatilité de la demande, complexification réglementaire, fragmentation des réseaux industriels, nouvelles exigences ESG. Les acteurs Life Sciences n’échappent plus à l’instabilité qui redessine l’ensemble des chaînes d’approvisionnement mondiales. Cet article dresse un état des lieux des enjeux de planification Supply Chain Life Sciences, des limites des outils actuels et de ce qu’une approche structurée peut concrètement apporter.
Les marchés Life Sciences ont longtemps bénéficié d’une prévisibilité structurelle. Ce n’est plus le cas. Les lancements de produits génèrent des pics de demande difficiles à anticiper, notamment pour les thérapies innovantes dont les courbes d’adoption restent incertaines. Les cycles épidémiques introduisent des à-coups brutaux : la pandémie de Covid-19 a mis en lumière la fragilité des modèles historiques face aux événements de rupture. L’évolution rapide de l’oncologie ou des thérapies ciblées accélère les rotations de portefeuille et complique la construction des plans de demande.
La conséquence est directe : les taux de service se dégradent là où la criticité est maximale, tandis que les stocks augmentent faute d’arbitrages suffisamment réactifs.
L’urgence est devenue un mode de fonctionnement récurrent. Le recours au fret aérien a progressé dans plusieurs segments, sous l’effet conjugué de délais raccourcis et de tensions d’approvisionnement. Ce mode de transport coûte en moyenne 4 à 6 fois plus que le maritime. Concilier niveau de service élevé et maîtrise des coûts logistiques est devenu l’un des arbitrages centraux des équipes Supply Chain.
Les droits de douane et les tensions géopolitiques ont repositionné le débat sur les implantations industrielles. Plusieurs groupes pharmaceutiques réévaluent leurs stratégies de sourcing pour réduire leur exposition aux risques de concentration géographique. La régionalisation de la production, portée par des enjeux de souveraineté sanitaire, modifie les schémas logistiques : nouveaux CMO, flux multi-sites, configurations d’approvisionnement variables selon les marchés. Ces reconfigurations augmentent la complexité des réseaux à piloter, sans que les outils de planification aient suivi le même rythme.
Les industriels Life Sciences investissent massivement en R&D. Ces cycles longs exercent une pression accrue sur le besoin en fonds de roulement. Le dilemme est structurel : constituer des stocks de sécurité suffisants pour garantir le service, sans immobiliser un cash mobilisé par ailleurs par les projections cliniques. Ce n’est pas une question de bonne volonté. C’est un problème de modèles et d’outils.
Les exigences réglementaires définissent le cadre de toute décision Supply en Life Sciences. Chaque changement de fournisseur, de procédé ou d’implantation nécessite un processus de qualification documenté, parfois long de 6 à 18 mois. En amont, les équipes maintiennent une visibilité sur les sous-traitants, les composants critiques et les changements de process via des procédures de change control structurées. En aval, le suivi des lots distribués, les obligations d’allocation par marché et les procédures de rappel exigent une documentation précise jusqu’au point de distribution final. Lorsque plusieurs partenaires industriels interviennent, coordonner cette traçabilité devient un défi opérationnel à part entière.
Les produits Life Sciences ont une durée de vie limitée. Les risques de destruction de stock sont réels et coûteux. Une planification efficace intègre les contraintes de péremption dans les décisions d’allocation : quel lot, vers quel marché, à quelle date. Par ailleurs, certains marchés imposent des niveaux de stocks minimum réglementaires, équivalents à 4 à 6 mois de couverture. Ces obligations sont non négociables. Elles doivent être modélisées dans les plans de distribution et arbitrées en cohérence avec les capacités industrielles disponibles.
Les délais de commercialisation conditionnent directement la valeur des nouvelles thérapies, notamment lorsque l’exclusivité brevétée est limitée dans le temps. Piloter le time to market exige une coordination fine entre équipes cliniques, réglementaires, industrielles et Supply Chain, difficile à assurer avec des systèmes fragmentés.
Les engagements ESG s’ajoutent désormais à ces contraintes. Les objectifs de réduction des émissions incluent le périmètre Scope 3, c’est-à-dire l’ensemble de la chaîne de valeur, fournisseurs compris. Intégrer les critères de durabilité dans les décisions d’allocation et de qualification des partenaires n’est plus optionnel : c’est un paramètre opérationnel que les modèles de pilotage doivent savoir traiter.
La question n’est pas de savoir si les outils actuels ont fonctionné. Pour beaucoup, ils ont bien fonctionné. La question est de savoir s’ils sont dimensionnés pour les enjeux d’aujourd’hui.
Les données Gartner éclairent l’ampleur du retard : les coûts Supply Chain représentent en moyenne 37,3% du coût total de prise en charge du patient, mais seulement 19% des acteurs Life Sciences conçoivent de nouvelles capacités pour mieux anticiper la demande, contre 23% tous secteurs confondus. Plus révélateur encore : moins de 44% utilisent la technologie pour simuler l’impact de différents scénarios sur leurs objectifs. Le potentiel de transformation reste largement inexploité.
Les ERP traditionnels et les tableurs avancés présentent quatre limites structurelles dans ce contexte.
Ces limites produisent des effets concrets : alertes détectées tardivement, décisions prises dans l’urgence, incapacité à construire des plans alternatifs en temps réel.
Le mouvement est engagé. De plus en plus d’acteurs, en particulier dans le segment mid-market, repensent leur paysage applicatif. Le développement des modèles « fab-less », où la fabrication est externalisée à des CMO spécialisés, rend la coordination multi-acteurs encore plus critique. Ces organisations ont besoin d’une plateforme qui intègre rapidement de nouveaux partenaires, sans projet informatique de plusieurs années.
Les attentes fonctionnelles convergent autour de cinq exigences.
C’est dans ce cadre qu’Anaplan apporte une réponse pertinente. La plateforme offre la flexibilité nécessaire pour modéliser des règles métier complexes, simuler rapidement des scénarios et couvrir progressivement de nouveaux cas d’usage. Elle ne dépend pas d’un cycle de déploiement long pour produire de la valeur.
Plusieurs cas d’usage structurants peuvent être outillés dans un contexte Life Sciences :
Les capacités IA agentiques de la plateforme renforcent ces usages : détection d’anomalies dans les plans, priorisation des alertes critiques, ajustements proposés sur la base des données historiques. Le diagnostic s’accélère, le temps de réponse des équipes se réduit.
Déployer Anaplan dans un environnement Life Sciences exige bien plus qu’une expertise technique. Cela demande une compréhension fine des processus métier, des contraintes réglementaires et des logiques d’arbitrage propres au secteur.
C’est précisément ce que OneHive apporte. Cabinet de conseil et d’intégration premium, partenaire Anaplan, OneHive réunit plus de 50 consultants issus des meilleures formations d’ingénieurs, combinant expertise technique et connaissance approfondie des enjeux métiers, dont le secteur Life Sciences.
Notre approche repose sur trois engagements concrets.
Sur des enjeux aussi spécifiques que le S&OP, le pilotage des CMO, la distribution, la planification de production ou le reporting ESG, notre double compétence métier et technique fait la différence entre un outil déployé et un outil réellement utilisé.
Les Supply Chains Life Sciences entrent dans une nouvelle phase. La conformité reste nécessaire. Elle n’est plus suffisante. Les organisations qui réussiront sont celles qui se dotent d’un pilotage intégré : données partagées, scénarios simulables en temps réel, décisions coordonnées entre fonctions.
Chez OneHive, nous accompagnons ces transformations avec méthode et exigence. Parce que la performance d’une Supply Chain Life Sciences ne se décrète pas. Elle se construit, cas d’usage par cas d’usage, avec les bonnes équipes et les bons outils.
Échangez avec nos experts pour définir votre feuille de route.
derrière l’article
Après 13 ans d’expérience en conseil opérationnel chez Argon & Co, Florian a rejoint OneHive pour renforcer notre croissance et structuration interne. Il met à profit son expertise en optimisation des processus décisionnels et opérationnels (supply chain planning, merchandise planning, logistique…) et dans le pilotage de programmes de transformation ambitieux . Il possède une connaissance approfondie de secteurs variés tels que le luxe, le textile, la dermo-cosmétique, le lifescience et la grande distribution. En interne, Florian joue un rôle essentiel dans les processus RH, où il se consacre particulièrement au développement des consultants (évaluations, formations, recrutement…). Il est diplômé de Centrale Paris.
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Cas Client
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Article • 16 min
8 avril 2026
Trois leviers concrets pour structurer votre processus de Demand Planning
Cas Client
Planification industrielle
le Groupe Pochet a structuré son plan de production, son Demand Planning et son S&OP dans Anaplan pour piloter sa Supply Chain industrielle multi-sites.
Découvrez les réponses aux questions les plus courantes sur nos services et solutions.
Oui, Anaplan est particulièrement adaptée aux environnements Life Sciences parce qu’elle permet de modéliser des processus complexes tout en restant flexible et évolutive.
La plateforme peut couvrir des cas d’usage comme le S&OP multi-marchés, le demand planning, l’allocation des stocks, la collaboration avec les CMO, les scénarios what-if ou encore le pilotage du time to market. Elle permet également d’intégrer progressivement de nouveaux partenaires industriels, marchés ou contraintes réglementaires sans refonte complète du modèle.
La difficulté principale des organisations Life Sciences est souvent la fragmentation des données et des décisions entre plusieurs sites, partenaires industriels et fonctions internes.
Une plateforme de planification collaborative permet de centraliser les prévisions, les capacités, les stocks et les flux logistiques dans un référentiel partagé. Les équipes Supply Chain, Qualité, Réglementaire et Finance peuvent alors travailler sur une même vision des contraintes et des priorités, ce qui améliore fortement la réactivité et la qualité des arbitrages.
Dans les Life Sciences, un projet de planification ne repose pas uniquement sur la technologie. L’intégrateur doit comprendre les contraintes réglementaires, les enjeux de traçabilité, la gestion des DLC, les logiques de qualification fournisseur et les arbitrages propres à l’industrie pharmaceutique ou medtech.
Un bon partenaire doit être capable de structurer le cadrage, de sécuriser les choix d’architecture, d’impliquer les équipes métier et de construire des modèles évolutifs. OneHive combine précisément expertise Anaplan et connaissance opérationnelle des processus Supply Chain Life Sciences, avec une approche progressive par MVP permettant de produire rapidement de la valeur.
Oui. De nombreux industriels utilisent encore des APS historiques, des ERP peu flexibles ou des modèles Excel devenus difficiles à maintenir pour piloter leur Supply Chain.
Anaplan permet de centraliser la planification dans un environnement unique, collaboratif et plus facilement adaptable aux évolutions du réseau industriel. La plateforme est particulièrement pertinente lorsque les processus deviennent multi-sites, multi-acteurs ou fortement soumis aux variations de demande et aux contraintes réglementaires.
Le délai dépend du périmètre fonctionnel et du niveau de maturité de l’organisation. Une approche MVP permet généralement de mettre en production un premier cas d’usage en 3 à 6 mois, puis d’étendre progressivement la couverture fonctionnelle.
Cette approche est particulièrement adaptée aux Life Sciences car elle permet de sécuriser rapidement les gains métier tout en limitant les risques liés aux projets de transformation trop longs ou trop rigides.
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